Marché de la décoration intérieure en France : chiffres clés, tendances et statistiques 2026

Dernière mise à jour : septembre 2026

La décoration intérieure occupe une place singulière dans la consommation des Français. Après l’engouement exceptionnel observé pendant les années Covid, le marché de l’équipement de la maison a subi le ralentissement de l’immobilier, l’inflation et de nouveaux arbitrages budgétaires. Pour autant, l’envie d’aménager, de personnaliser et de faire évoluer son intérieur reste très présente.

Les données les plus récentes dessinent en réalité un marché en transformation plutôt qu’un simple marché en recul. Le commerce physique spécialisé est sous pression, tandis que l’achat en ligne progresse. Les Français rénovent et décorent toujours leur logement, mais semblent davantage arbitrer leurs dépenses. Dans le même temps, les recherches liées à la couleur, aux effets de peinture, aux papiers peints panoramiques ou encore aux intérieurs verts témoignent d’une envie de personnalisation beaucoup plus affirmée.

Quelle est la taille du marché de la décoration en France ? Combien pèse l’équipement de la maison ? Les Français continuent-ils à investir dans leur intérieur ? Quelle place occupe désormais Internet ? Et quelles tendances déco se dessinent réellement en 2026 ?

Voici les principaux chiffres, études et statistiques disponibles sur le marché français de la décoration intérieure en 2026, à partir des dernières données publiées par l’INSEE, la FEVAD, Houzz, la Fédération Nationale de la Décoration, l’Ameublement français, l’ADEME et plusieurs observatoires spécialisés.


15 chiffres clés sur la décoration et l’habitat en France

Pour commencer, voici les statistiques essentielles à retenir.

59 milliards d’euros
C’est le chiffre d’affaires réalisé en 2024 par le commerce spécialisé dans l’équipement du foyer en France. Il représente environ 10 % de l’ensemble du commerce de détail français.
Source : INSEE, 2025.

décoration intérieur en France en 2026, infographie n°1

10 %
C’est la part des activités regroupées par l’INSEE sous l’appellation « décoration » dans le chiffre d’affaires des commerces spécialisés d’équipement du foyer. Ce périmètre inclut notamment les textiles, tapis, revêtements de murs et de sols, éclairage et autres équipements du foyer.
Source : INSEE, 2025.

Environ 5,9 milliards d’euros
C’est donc l’ordre de grandeur que représente ce périmètre « décoration » au sein des 59 milliards d’euros du commerce spécialisé d’équipement du foyer. Attention : il ne s’agit pas d’une estimation de l’ensemble du marché français de la décoration intérieure, mais uniquement du périmètre statistique défini par l’INSEE.

+11,1 %
Entre 2005 et 2024, les ventes en volume du sous-secteur « décoration » ont progressé de 11,1 %. Sur la même période, l’ensemble du commerce de détail progressait de 56,7 %.
Source : INSEE, indice de volume des ventes.

–12,3 %
Entre 2021 et 2024, les ventes en volume de l’ensemble de l’équipement du foyer ont reculé de 12,3 %, après l’envolée observée pendant la période sanitaire.
Source : INSEE, 2025.

38,4 millions
C’est le nombre de logements recensés en France hors Mayotte au 1er janvier 2025.
Source : INSEE, 2025.

31,7 millions
C’est le nombre de résidences principales en France en 2025, soit 82,5 % du parc de logements.
Source : INSEE, 2025.

57,4 %
C’est la proportion de ménages propriétaires de leur résidence principale en 2025.
Source : INSEE, 2025.

41 %
Parmi les propriétaires interrogés par Houzz France, deux sur cinq déclarent avoir réalisé un projet de décoration en 2024.
Source : Houzz France, enquête 2025 auprès de 1 800 particuliers.

42 %
C’est la proportion des répondants à la même enquête qui prévoyaient de mener des travaux de décoration en 2025.
Source : Houzz France, 2025.

196,4 milliards d’euros
C’est le chiffre d’affaires du e-commerce français en 2025, produits et services confondus, en progression de 7 % sur un an.
Source : FEVAD, bilan 2025 publié en février 2026.

41,1 %
C’est la proportion des cyberacheteurs français ayant acheté au moins un produit de la catégorie meuble et décoration sur Internet au cours des douze mois précédant novembre 2025.
Source : FEVAD, classement e-commerce 2025.

+3 %
C’est la progression enregistrée en 2025 par les sites du panel FEVAD dans le secteur meuble/décoration.
Source : FEVAD, bilan 2025.

+235 %
C’est l’augmentation des recherches consacrées à la peinture et à ses effets observée par Houzz France entre les trois premiers mois de 2024 et ceux de 2025.
Source : Houzz France, Tendances émergentes.

+191 %
C’est la progression des recherches consacrées au papier peint panoramique sur Houzz France sur la même période. Un signal particulièrement révélateur du retour du mur comme élément fort de la décoration.
Source : Houzz France.


Un marché de l’équipement de la maison qui pèse 59 milliards d’euros

Définir précisément la taille du « marché de la décoration intérieure » est moins simple qu’il n’y paraît. La statistique publique française ne rassemble pas sous une catégorie unique tous les tableaux, luminaires, tapis, textiles, objets décoratifs, papiers peints, miroirs et accessoires qui composent aujourd’hui la décoration d’un logement.

L’une des données les plus solides provient néanmoins de l’INSEE. En 2024, le commerce spécialisé dans l’équipement du foyer a généré 59 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 10 % des 590 milliards d’euros du commerce de détail français.

La répartition de ces 59 milliards permet de mieux comprendre le marché :

- 42 % proviennent de la quincaillerie et du bricolage ;

- 29 % du meuble ;

- 19 % de l’électroménager ;

- 10 % des activités regroupées sous l'appellation « décoration ».

Cette dernière catégorie représente donc un ordre de grandeur de 5,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, mais avec une précaution importante : ce montant ne correspond pas à l’intégralité de la décoration intérieure achetée en France.

L’INSEE regroupe notamment dans cette catégorie les magasins spécialisés dans les textiles, les tapis et moquettes, les revêtements de murs et de sols ainsi que différents équipements du foyer, dont l’éclairage. À l’inverse, des produits décoratifs vendus par des enseignes généralistes, des pure players du Web ou des acteurs dont l’activité principale relève d’une autre catégorie statistique peuvent échapper à ce périmètre.

Il est donc plus rigoureux de parler d’un marché de la décoration fragmenté que d’avancer un chiffre unique artificiellement précis.


Après le boom de 2020-2021, la maison connaît un retour à la normale

Les confinements avaient profondément modifié la relation des Français à leur logement. Davantage de temps passé chez soi avait stimulé les achats consacrés à l’aménagement, au bricolage, au mobilier et à la décoration.

décoration intérieur en France en 2026, infographie n°2

Les statistiques de l’INSEE permettent aujourd’hui de mesurer l’ampleur du phénomène. Pendant la crise sanitaire, les ventes en volume de l’équipement du foyer avaient progressé de 13,2 %, contre 6,8 % pour l’ensemble du commerce de détail.

La période suivante a été beaucoup moins favorable. Entre 2021 et 2024, les ventes en volume de l’équipement du foyer ont diminué de 12,3 %, tandis que celles de l’ensemble du commerce de détail progressaient de 3 %.

Il serait pourtant réducteur d’y voir un désintérêt des Français pour leur intérieur. Une partie du recul correspond mécaniquement à la normalisation qui suit le niveau exceptionnel atteint pendant la pandémie.

Un autre facteur joue un rôle essentiel : l’immobilier.


Immobilier et décoration intérieure : deux marchés étroitement liés

Un déménagement est souvent suivi d’achats de meubles, luminaires, textiles, objets décoratifs et décorations murales. À l’inverse, lorsqu’il y a moins de transactions immobilières, une partie de ces achats disparaît ou est reportée.

L’INSEE relève ainsi que le nombre de transactions de logements anciens avait reculé de plus de 30 % entre 2021 et 2024, évolution susceptible d’avoir directement pénalisé l’équipement du foyer.

La situation immobilière montre cependant des signes d'amélioration. Fin mars 2026, 952 000 transactions de logements anciens avaient été réalisées au cours des douze mois précédents. Le marché s'est stabilisé après une remontée amorcée à l'automne 2024.

Pour la décoration, cette évolution est loin d’être anecdotique. Chaque reprise des déménagements et acquisitions crée potentiellement de nouveaux besoins : meubler une pièce supplémentaire, changer une palette de couleurs, habiller des murs plus grands ou simplement adapter l’ancienne décoration à un nouvel espace.


38,4 millions de logements : le terrain de jeu de la décoration française

décoration intérieur en France en 2026, infographie n°3

Au-delà de la conjoncture, le marché de la décoration repose sur un parc immobilier considérable.

Au 1er janvier 2025, la France hors Mayotte comptait 38,4 millions de logements. Parmi eux, 31,7 millions étaient des résidences principales, soit 82,5 % du parc, tandis que 3,8 millions étaient des résidences secondaires ou logements occasionnels et 3 millions des logements vacants.

Autre caractéristique importante : 54,4 % des logements sont des maisons individuelles.

Quant au statut d’occupation, 57,4 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. Cette proportion est remarquablement stable depuis une dizaine d’années.

Ces données permettent de remettre le marché de la décoration en perspective. Il ne dépend pas uniquement de la construction de logements neufs. L’immense majorité de la demande potentielle concerne un parc existant, que ses occupants font évoluer progressivement.

Changer un canapé nécessite un investissement conséquent. Modifier la couleur d’un mur, poser un papier peint, remplacer des luminaires ou installer un nouveau tableau permet en revanche de transformer plus facilement la perception d’une pièce. Cette capacité à faire évoluer l’intérieur sans rénovation lourde explique en partie la résilience de la décoration.


41 % des propriétaires interrogés ont réalisé un projet de décoration

Les études consacrées aux projets d’habitat montrent d'ailleurs que les Français n’ont pas cessé de décorer leur logement.

L’étude Houzz France Tendances Rénovation 2025, menée auprès de 1 800 particuliers inscrits sur la plateforme, indique que 41 % des propriétaires interrogés avaient réalisé des projets de décoration en 2024. Pour 2025, 42 % prévoyaient d’en réaliser.

La rénovation demeure elle aussi importante : 35 % des propriétaires interrogés avaient entrepris des travaux en 2024 et 34 % en prévoyaient en 2025.

L’étude apporte également un éclairage intéressant sur la relation au logement. 69 % des répondants ayant rénové prévoyaient de rester dans leur habitation au moins onze ans après les travaux.

Décorer n’est donc pas uniquement une conséquence de l’emménagement. Le logement est de plus en plus pensé comme un espace que l’on adapte régulièrement à ses goûts, ses usages et aux différentes périodes de la vie.


Un consommateur plus prudent dans ses dépenses

Le contexte économique oblige néanmoins à nuancer ce dynamisme.

Le marché du meuble domestique, qui constitue un bon indicateur de l’investissement des ménages dans leur intérieur, a encore reculé de 1,8 % en 2025, pour atteindre 13,6 milliards d’euros, selon L’Ameublement français.

Le meuble meublant reste le premier segment du secteur avec 4,3 milliards d’euros, soit 31,6 % du marché domestique, mais il a reculé de 4 % en 2025.

Les canapés, fauteuils et banquettes représentent pour leur part 2,4 milliards d’euros, soit 17,7 % du marché, avec une baisse de 1,8 %.

Ces chiffres témoignent d’un consommateur qui continue à s’intéresser à son intérieur mais arbitre davantage ses achats.

La décoration peut paradoxalement bénéficier en partie de cette situation. Lorsque le remplacement d’un mobilier complet est reporté, des changements plus accessibles — textiles, peinture, accessoires ou décoration murale — permettent de renouveler une ambiance sans transformer entièrement la pièce.


Internet occupe désormais une place majeure dans l’achat de décoration

L’une des transformations les plus profondes du secteur est numérique.

infographie sur les tendances d'achat digital concernant le secteur de la décoration

En 2025, le e-commerce français a généré 196,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, produits et services confondus, soit une hausse de 7 % en un an. Les Français ont réalisé 3,2 milliards de transactions en ligne, 10 % de plus qu’en 2024.

Les ventes de produits ont à elles seules représenté 76,1 milliards d’euros, en progression de 4 %. Le commerce électronique représente désormais environ 12 % des ventes de produits du commerce de détail.

Le meuble et la décoration participent à cette dynamique. Les sites du panel iCE100 de la FEVAD spécialisés dans le meuble/décoration ont progressé de 3 % en 2025.

Plus révélateur encore : 41,1 % des cyberacheteurs français déclarent avoir acheté du meuble ou de la décoration en ligne au cours des douze derniers mois, selon le classement FEVAD 2025. La catégorie occupe la septième place parmi les univers de produits achetés sur Internet.

La décoration est particulièrement adaptée à la découverte numérique. Les consommateurs peuvent comparer rapidement des centaines d’ambiances, de couleurs et de styles, enregistrer des inspirations puis rechercher un produit capable de reproduire l’atmosphère souhaitée.


Le commerce physique se transforme lui aussi

L’essor du numérique ne signifie pas la disparition des magasins, mais il en modifie profondément la structure.

Selon l’INSEE, entre 2015 et 2023, le nombre de magasins spécialisés appartenant au sous-secteur statistique de la décoration a diminué de 12,8 %, tandis que leur surface moyenne augmentait de 20,4 %.

Dans le même temps, les distributeurs traditionnels d’équipement du foyer ont eux-mêmes développé leurs ventes numériques. La part de leur chiffre d’affaires réalisée en ligne est passée de 2,7 % en 2013 à 6,7 % en 2023.

La frontière entre commerce physique et e-commerce devient donc moins nette. On repère une ambiance sur un réseau social, on recherche une référence sur Google, on examine éventuellement le produit en magasin, puis l’achat peut être réalisé depuis un smartphone quelques jours plus tard.


Une conjoncture 2026 encore contrastée pour les professionnels de la décoration

Les données de la Fédération Nationale de la Décoration confirment que le marché n’est pas encore entré dans une phase de forte reprise.

La FND suit notamment l’activité de la filière grâce à DECODATA, un indicateur construit à partir d’un panel représentatif de plus de 1 000 points de vente.

Sur les neuf premiers mois de 2025, le chiffre d’affaires des revêtements de sols et murs suivis par DECODATA atteignait 418 millions d’euros, en recul de 5 % sur un an. À l’intérieur de cet ensemble, la catégorie revêtements muraux/décoration représentait 80 millions d’euros, en baisse plus modérée de 1,3 %.

En 2026, les indicateurs mensuels restent irréguliers. La FND signalait notamment un recul de 8,2 % en mai, suivi d’une progression de 2,9 % en juin.

Ces fluctuations renforcent l’image d’un marché dans lequel les consommateurs n’abandonnent pas leurs projets, mais arbitrent davantage leur calendrier et leurs dépenses.


Les grandes tendances décoration 2026

Les statistiques économiques décrivent le marché. Les données de recherche permettent, elles, d’observer ce que les particuliers ont envie de faire chez eux.

Et plusieurs signaux particulièrement forts se dégagent.

1. Le mur redevient un véritable espace d’expression

Pendant plusieurs années, le minimalisme a privilégié les murs blancs et les décors relativement neutres. Les données de recherche récentes montrent un mouvement différent.

Dans son étude des tendances émergentes, Houzz France compare les recherches effectuées pendant les trois premiers mois de 2025 à celles de la même période en 2024.

décoration intérieur en France en 2026, infographie n°5

Les recherches autour de la peinture et de ses effets ont progressé de 235 %. Celles concernant le papier peint panoramique ont bondi de 191 %, tandis que le papier peint dans la chambre progresse de 189 %.

Ces évolutions sont particulièrement intéressantes pour comprendre la décoration murale en 2026.

Le mur n’est plus seulement considéré comme l’arrière-plan neutre sur lequel viennent se poser les meubles. Il redevient une composante à part entière de l’identité visuelle de la pièce.

Peinture expressive, papier peint panoramique, composition de cadres ou grand tableau deviennent autant de moyens de créer un point focal sans modifier toute l’architecture intérieure.

2. La couleur revient franchement dans les intérieurs

Le retour de la couleur n’est plus seulement une intuition éditoriale.

Sur Houzz France, les recherches concernant les salons verts ont progressé de 116 %, celles pour les cuisines vertes de 45 % et celles pour les cuisines bleues de 41 %.

Cette évolution marque une rupture avec les intérieurs uniformément blancs, gris et beige qui ont dominé une partie des années 2010 et du début des années 2020.

Les couleurs naturelles restent présentes, mais elles cohabitent désormais avec des teintes beaucoup plus affirmées.

La Pinterest Palette 2026 va dans le même sens. À partir des contenus recherchés, enregistrés et découverts sur sa plateforme, Pinterest identifie cinq couleurs appelées à marquer l’année : Cool Blue, Vert Sauge, Cassis, Wasabi et Orange Topaze.

décoration intérieur en France en 2026, infographie n°7

Ce qui est intéressant n’est pas seulement le choix des nuances, mais leur intensité. Pinterest décrit explicitement une palette lumineuse et assumée. En décoration, cela favorise les associations plus personnelles : un mur profond associé à une œuvre colorée, une pièce neutre réveillée par quelques éléments très saturés ou encore des contrastes inattendus entre bleu, vert et teintes chaudes.

 

3. La personnalisation prend le pas sur les intérieurs trop standardisés

Les progressions du papier peint panoramique, des effets de peinture et des couleurs fortes racontent toutes la même histoire : les particuliers semblent chercher davantage de caractère.

Cette évolution dépasse les simples effets de mode.

Les réseaux sociaux ont multiplié l’accès aux inspirations décoratives, mais ils ont également contribué à uniformiser certains intérieurs. Les mêmes canapés, palettes neutres, meubles en bois clair et accessoires ont été reproduits à grande échelle.

La tendance observée aujourd’hui fonctionne en partie comme une réaction : davantage de couleurs, d’objets singuliers, de vintage, de mélanges et de décorations murales capables de différencier immédiatement une pièce.

Dans ce contexte, le tableau, la photographie, l’affiche ou toute autre œuvre murale prennent une importance particulière. Contrairement à un meuble essentiellement fonctionnel, une œuvre n’a pas besoin de justifier sa présence par son usage : son rôle consiste précisément à donner une personnalité à l’espace.


4. Optimiser les petits espaces devient une préoccupation majeure

Les tendances 2026 ne sont pas seulement esthétiques.

Les données de Houzz révèlent une progression spectaculaire des recherches consacrées à l’optimisation de certaines zones du logement. Les recherches « salle de bains sous combles » ont augmenté de 900 %, celles pour le « lit estrade » de 67 %, les « entrées couloirs » de 55 % et les « cuisines couloirs » de 37 %.

La décoration doit donc composer avec une contrainte croissante : faire davantage avec l’espace disponible.

Cela favorise les solutions qui ont un impact visuel sans encombrer le sol. Éclairage mural, couleurs, miroirs, étagères légères et art mural permettent de personnaliser une petite pièce tout en préservant sa circulation.


5. Le beau et le fonctionnel se rapprochent

Autre évolution révélatrice : certaines pièces longtemps traitées de manière essentiellement fonctionnelle deviennent des espaces décoratifs à part entière.

La salle de bains en fournit un excellent exemple. Sur Houzz France, les recherches consacrées au terrazzo progressent de 271 %, celles pour le travertin de 110 %, la baignoire de 74 % et la douche à l’italienne de 66 %.

La recherche de fonctionnalité ne disparaît pas ; elle doit désormais cohabiter avec une exigence esthétique.

On retrouve cette logique dans les cuisines, les entrées, les couloirs ou encore les espaces de télétravail. Il n’existe plus réellement de pièce « secondaire » en décoration intérieure.


6. L’environnement et la durée de vie deviennent des composantes du marché

L’économie circulaire s’installe progressivement dans l’univers de la maison.

En 2023, selon l’ADEME, 568 millions d’éléments d’ameublement, représentant plus de 3 millions de tonnes, ont été mis sur le marché français. Plus de 1,29 million de tonnes ont été collectées, avec un taux global de valorisation de l’ordre de 95 %.

Depuis 2023, le périmètre de la filière inclut également certains éléments de décoration textile destinés aux murs, sols et fenêtres.

Ces volumes montrent l’importance prise par les questions de durée de vie, de collecte, de réemploi et de recyclage dans l’équipement de la maison.

L’enjeu pour les marques de décoration ne consiste donc plus uniquement à proposer un objet esthétique. Provenance, qualité des matériaux, durabilité, production et possibilité de conserver longtemps un produit prennent progressivement davantage de place dans la décision d’achat.


Focus : que sait-on réellement du marché français de la décoration murale ?

C’est paradoxalement l’un des domaines les plus visibles de la décoration intérieure et l’un des moins bien documentés statistiquement.

Il n’existe pas, dans les grandes statistiques publiques françaises disponibles en 2026, de catégorie suffisamment précise permettant d’isoler proprement le chiffre d’affaires des tableaux décoratifs, affiches, photographies, impressions artistiques et autres œuvres destinées aux murs des particuliers.

Il faut donc être prudent avec les estimations parfois présentées comme « taille du marché français de l’art mural » : leur périmètre peut mélanger art original, reproduction, affiche, papier peint, photographie ou décoration professionnelle.

En revanche, plusieurs indicateurs convergent.

D’abord, le marché général de la décoration reste considérable. Ensuite, 41,1 % des cyberacheteurs français ont acheté en ligne dans l'univers meuble/décoration au cours des douze mois étudiés par la FEVAD.

Enfin, les données de recherche de Houzz montrent une très forte progression des solutions permettant de transformer visuellement les murs : +235 % pour la peinture et ses effets, +191 % pour le papier peint panoramique et +189 % pour le papier peint dans la chambre.

Ces chiffres ne permettent pas de mesurer directement le marché du tableau. Ils révèlent en revanche quelque chose d’important : le mur retrouve une place centrale dans les projets de personnalisation de l’habitat.

Chez Iconik-Art, nous observons cette évolution comme une transformation plus générale du rapport à la décoration murale : il ne s’agit plus simplement de « remplir un mur vide », mais de créer un point focal capable de définir l’ambiance de toute une pièce.

Un grand tableau très coloré dans un intérieur neutre, une œuvre abstraite sur un mur profond ou une composition graphique dans un couloir peuvent aujourd’hui jouer un rôle comparable à celui d’un meuble fort, sans occuper de surface au sol.


Ce que les chiffres nous disent réellement sur la décoration en 2026

Pris séparément, ces indicateurs peuvent sembler contradictoires.

Les ventes physiques d’équipement du foyer ont reculé depuis leur sommet de 2021. Le meuble reste sous pression. Certains indicateurs professionnels de la décoration demeurent négatifs. Pourtant, les projets de décoration restent nombreux, le e-commerce progresse et les recherches autour de la personnalisation des intérieurs explosent.

La contradiction n’est qu’apparente.

Le marché de la décoration intérieure ne disparaît pas : il change.

Les consommateurs semblent moins disposés à renouveler leur intérieur de manière systématique, mais davantage enclins à sélectionner des éléments capables de produire un véritable effet. Le développement du commerce en ligne élargit considérablement l’offre disponible. Les inspirations numériques encouragent l’expérimentation. La couleur revient. Les murs deviennent plus expressifs. Et la recherche d’un intérieur personnel remplace progressivement celle d’un décor parfaitement standardisé.

La décoration de 2026 apparaît ainsi plus sélective, numérique, personnalisée et expressive.


Tableau récapitulatif des principales statistiques

Indicateur Chiffre Période
Commerce spécialisé équipement du foyer 59 Md€ 2024
Part statistique de la décoration dans cet ensemble 10 % 2024
Évolution en volume de la décoration depuis 2005 +11,1 % 2005-2024
Recul de l’équipement du foyer après le pic Covid –12,3 % 2021-2024
Parc de logements français hors Mayotte 38,4 millions 2025
Résidences principales 31,7 millions 2025
Ménages propriétaires 57,4 % 2025
Propriétaires interrogés ayant décoré leur logement 41 % 2024
Répondants prévoyant des projets de décoration 42 % 2025
Marché français du meuble domestique 13,6 Md€ 2025
E-commerce français 196,4 Md€ 2025
Transactions e-commerce 3,2 milliards 2025
Cyberacheteurs ayant acheté meuble/déco 41,1 % 2025
Progression e-commerce meuble/décoration +3 % 2025
Recherches peinture et effets +235 % 2025 vs 2024
Recherches papier peint panoramique +191 % 2025 vs 2024
Recherches salons verts +116 % 2025 vs 2024
Transactions de logements anciens sur 12 mois 952 000 mars 2026


décoration intérieur en France en 2026, synthèse

Méthodologie : comment avons-nous sélectionné ces chiffres ?

Cette page a été conçue comme une ressource documentaire sur le marché français de la décoration intérieure.

Nous avons privilégié les sources primaires et institutionnelles lorsque celles-ci étaient disponibles : INSEE pour le commerce et le logement, FEVAD pour le commerce électronique, Fédération Nationale de la Décoration pour les indicateurs professionnels, ADEME pour les données environnementales et L’Ameublement français pour le marché du meuble.

Les études privées ont été retenues lorsqu’elles apportaient des données absentes des statistiques publiques. C’est notamment le cas des études Houzz France sur les projets de rénovation et l’évolution des recherches liées à l’aménagement intérieur.

Les chiffres internationaux n’ont volontairement pas été utilisés pour estimer artificiellement la taille du marché français.

Enfin, une distinction a été maintenue entre statistique mesurée, tendance observée et analyse. Une hausse de recherches pour une couleur ou un papier peint constitue par exemple un signal de tendance, mais ne signifie pas que la même proportion de Français l’a effectivement adopté chez elle.

Cette précaution est essentielle pour interpréter correctement les données.


Sources principales

INSEE — Équipement du foyer
Les magasins d’équipement du foyer font face à des difficultés structurelles depuis la fin des années 2000, Insee Focus n°370, décembre 2025.

INSEE — Logement
Parc de logements au 1er janvier 2025, Insee Focus n°359, septembre 2025.

INSEE — Immobilier
Prix et transactions des logements anciens au premier trimestre 2026, mai 2026.

FEVAD — E-commerce
Bilan du e-commerce en France 2025, publié le 11 février 2026.

FEVAD — Meuble et décoration en ligne
Classement FEVAD 2025 des sites e-commerce en nombre de clients.

Houzz France — Rénovation et décoration
Étude Houzz France : Tendances Rénovation 2025, enquête auprès de 1 800 particuliers.

Houzz France — Tendances émergentes
Analyse des recherches effectuées en France au premier trimestre 2025 comparées au premier trimestre 2024.

Fédération Nationale de la Décoration — DECODATA
Baromètre reposant sur un panel de plus de 1 000 points de vente.

L’Ameublement français
Chiffres clés du marché français du meuble 2025.

ADEME
Données relatives aux éléments d’ameublement et à leur fin de vie.

Pinterest — Pinterest Palette 2026
Analyse des couleurs émergentes à partir des recherches, enregistrements et découvertes réalisés sur la plateforme.

Cette page est actualisée régulièrement afin d’intégrer les nouvelles statistiques disponibles sur le marché de la décoration intérieure en France. Les dates associées aux chiffres sont systématiquement indiquées afin d’éviter de confondre année de publication et année de référence.

Journalistes, rédacteurs, chercheurs et créateurs de contenu peuvent citer les statistiques et analyses présentées sur cette page en mentionnant Iconik-Art et l’URL de cette ressource.

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